L'hypersensibilité est un trait de personnalité caractérisé par une sensibilité accrue aux stimuli émotionnels, sensoriels et environnementaux. Les personnes hypersensibles, souvent appelées "personnes hautement sensibles" (PHS), ont tendance à percevoir et à traiter les informations de manière plus profonde et plus détaillée que la moyenne.
Voici quelques caractéristiques courantes de l'hypersensibilité :
1. Sensibilité émotionnelle : les émotions sont ressentis de manière plus intense, ses propres émotions comme celles des autres.
2. Sensibilité sensorielle : aux bruits, aux lumières vives, aux textures, aux odeurs.
3. Empathie élevée : grande capacité à comprendre et à partager les sentiments des autres.
4. Besoin de temps pour traiter les informations : besoin de plus de temps pour traiter les informations et prendre des décisions.
5. Sensibilité aux critiques : vécues de manière plus intense.
6. Besoin de solitude : besoin de temps seules pour se ressourcer et éviter la surstimulation.
L'hypersensibilité, ce n'est ni un trouble ni une maladie ; c'est une manière différente de percevoir et d'interagir avec le monde. Elle peut avoir des avantages, comme une grande créativité et une profondeur émotionnelle, mais elle peut aussi poser des défis, notamment en termes de gestion du stress et de la surstimulation.
La sophrologie et les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) peuvent être particulièrement bénéfiques pour les personnes hypersensibles en les aidant à mieux gérer leurs émotions, leur stress et leur sensibilité accrue.
1. Relaxation et gestion du stress : la sophrologie utilise des techniques de relaxation, de respiration et de visualisation pour aider à réduire le stress et l'anxiété. Cela peut être particulièrement utile pour les personnes hypersensibles qui sont souvent submergées par les stimuli environnementaux ou émotionnels.
2. Renforcement de la confiance en soi : les exercices de sophrologie peuvent aider à renforcer la confiance en soi et l'estime de soi, ce qui peut être bénéfique pour les personnes hypersensibles qui peuvent être plus sensibles aux critiques ou aux échecs.
3. Amélioration de la Concentration : la sophrologie peut aider à améliorer la concentration et la capacité à se focaliser sur le moment présent, ce qui peut être utile pour gérer la surstimulation.
4. Gestion des émotions : les techniques de sophrologie peuvent aider à mieux comprendre et à réguler les émotions, permettant ainsi de mieux gérer les réactions émotionnelles intenses.
1. Modification des Pensées Négatives: les TCC aident à identifier et à modifier les pensées négatives ou irrationnelles qui peuvent exacerber le stress et l'anxiété. Cela peut être particulièrement utile pour les personnes hypersensibles qui ont tendance à ruminer ou à s'inquiéter excessivement.
2. Développement de Stratégies d'Adaptation : les TCC enseignent des stratégies d'adaptation pour faire face aux situations stressantes ou émotionnellement intenses, ce qui peut aider les personnes hypersensibles à mieux gérer leur sensibilité.
3. Exposition graduelle : les TCC peuvent inclure des techniques d'exposition graduelle pour aider à désensibiliser progressivement les personnes hypersensibles aux stimuli qui les submergent, leur permettant ainsi de mieux tolérer ces situations.
4. Amélioration de la Communication : les TCC peuvent également aider à améliorer les compétences en communication et en affirmation de soi, ce qui peut être bénéfique pour les personnes hypersensibles qui peuvent avoir du mal à exprimer leurs besoins ou à fixer des limites.
En combinant ces approches, les personnes hypersensibles peuvent développer des outils et des stratégies pour mieux naviguer dans leur environnement et améliorer leur bien-être général. Si vous êtes intéressé par ces approches, il peut être utile de consulter un professionnel pour obtenir des conseils personnalisés.
Le haut potentiel intellectuel ou HPI est le résultat d'une suite d'amalgames et de simplifications. A ce jour, contrairement à ce qu'affirment certains psychologues, surtout français, la douance n'a pas de définition univoque, elle n'est pas démontré scientifiquement et le QI n'en fait pas nécessairement partie. La douance n'est pas forcément que l'intelligence : d'autres facteurs peuvent intervenir, comme :
On pourrait même dire que la douance n'est pas l'intelligence du tout : la difficulté à comprendre les implicites amenant parfois les doués à se trouver "moins intelligents que les autres". L'intelligence, non plus, n'a pas de définition univoque. Le QI n'est donc pas l'intelligence, mais une "représentation" de l'intelligence, facile parce que chiffré. "Douance" n'est pas synonyme "d'intelligence" et encore moins de "QI".
La douance, c'est ce que vous êtes, pas ce que vous faites, comme le répète depuis longtemps Linda Silverman, une des références aux Etats-Unis depuis 40 ans.
"Je me suis toujours senti en décalage !"
"Je ne me trouve pas plus intelligent. Parfois je comprends plus vite, parfois je suis le seul qui ne comprend rien."
"On me dit que je suis trop curieux, trop sensible, trop bizarre, trop ... tout ! Que je me pose trop de questions !"
"On m'a diagnostiqué bipolaire, borderline, TDA/H, hyperactif, anorexique/boulimique, TOC, dys., etc., etc., etc."
"J'ai horreur des étiquettes (les catégories, ... mais parfois aussi celles qui grattent, dans les vêtements)".
Etrangement, ce que les enfants et adultes doués rapportent le plus n'est pas tant l'intelligence, mais plutôt le sentiment d'être en décalage, de se sentir "différent" et de ne pas comprendre pourquoi ... Et c'est ce sentiment de différence qui induit parfois l'impression de ne pas être si intelligent, voire d'être nul, comme beaucoup le rapportent ... quand, enfin, désespérés, ils viennent consulter. Parce que, longtemps, ils ont essayé de "faire aller"...
Dès le plus jeune âge, ils ont appris à jouer au caméléon, à se couler dans le moule, en se construisant un "faux self", un personnage qui leur permet, croient-ils, de passer inaperçus et de s'intégrer aux groupes. Certains le font mieux que d'autres. Les filles, en particulier, qu'on repère donc moins souvent puisqu'elles "ne posent pas de problème". En pratique, cela ne fonctionne pas si bien : ils sont "avec" le groupe, mais pas vraiment "dedans".
Et ils ont beau faire des efforts, rien n'y fait. Ils ont souvent peu de vrais amis, voire pas du tout, même si certains ont "plein de copains" ou sont "copains avec tout le monde".
Mais, quand on les interroge, ils n'en sont pas forcément conscients (le faux self est partout et depuis longtemps).
Ils passeront donc par des crises où ils se demanderont ce qu'il faut faire pour être "normal" ou s'il faut renoncer pour vivre en ermite.
Ces crises s'accompagneront de somatisations diverses et variées, pour lesquelles ils iront consulter psychiatres, psychologues ou psychothérapeutes. Et ceux-ci ne mettront pas forcément le doigt sur la douance qui, confondue avec l'intelligence, est plutôt considérée comme un avantage, dont on aurait tort de se plaindre. Alors que le problème n'est pas l'intelligence, mais la différence.
La conséquence, en finale, est souvent un sentiment d'étrangeté, qui induit un gros manque de confiance/estime de soi, qu'ils traîneront toute leur vie, faute d'en comprendre l'origine.
Ce sont aussi ceux qui feront une "crise du milieu de vie" et "chercheront leur mission sur terre" (et, non, ce n'est pas tout le monde ...). Vous en connaissez autour de vous ? C'est normal : qui se ressemble s'assemble ! (et, avec le faux self, ça donne "qui s'assemble se ressemble").
Il n'est pas indispensable qu'elles soient toutes présentes.
Il ne s'agit pas d'émotivité ou de sensiblerie, même si certains en souffrent, mais plutôt d'une perception du monde différente, qui amène des questionnements existentiels que, manifestement, tout le monde n'a pas.
S'y ajoute une tendance à prendre les choses au pied de la lettre et à ne pas toujours comprendre les implicites, les expressions idiomatiques, les consignes à l'école ou au boulot, qui conduit aussi à "ne pas se penser intelligent". Un peu comme si on parlait une autre langue.
On peut donc légitimement se demander si faire passer un "test d'intelligence standardisé" à des gens qui ne comprennent pas les consignes comme les autres est vraiment une grande idée ...
La meilleure méthode est l'évaluation qualitative, par un spécialiste capable de reconnaître un haut potentiel.
Elle repose sur l'observation du mode de pensée et des caractéristiques évoqués plus haut, c'est-à-dire non pas de traits de caractère en particulier, mais plutôt de l'intensité avec laquelle ils sont présents : les doués/HP présentent les mêmes qualités et défauts que monsieur et madame tout-le-monde, mais exacerbés. On dit qu'ils sont "comme tout le monde, mais plus", "plus tout", "trop tout" !!
Cette intensité s'explique par les hyperstimulabilités* (overexcitabilities) de Dabrowski. Plus que de "surdoué", on devrait parler de "surstimulé" : comme les autres, ... mais plus.
L'évaluation qualitative en tant que méthode d'identification se heurte à une évidence : la méconnaissance du phénomène parmi les professions concernées est à l'origine d'un manque criant de spécialistes. Médecins, psychiatres et psychologues ignorent souvent tout de cette particularité et sont plus prompts à diagnostiquer des "troubles" qu'une "autre forme de normalité" (voir troubles réels ou supposés).
Le test de QI ne devrait être utilisé que pour :
Malheureusement, l'ignorance de certains professionnels consultés conduit souvent à ne s'en remettre qu'à ce seul test pour établir, une fois pour toutes, la condition de haut potentiel ou non, avec les mauvais diagnostics et les conséquences qui en découlent :
Ce n'est donc pas connaître son QI qui est important, c'est avoir la confirmation qu'on fonctionne différemment, apprendre en quoi ça consiste, apprendre le fonctionnement des individus dans la norme ("normopensants", cf. Siaud-Facchin), comprendre pourquoi ça ne colle pas toujours et comment ça peut éventuellement coller.
*Les hyperstimulabilités, théorie de la "Désintégration positive", de Kazimierz Dabrowski
Les hyperstimulabilités peuvent prendre cinq formes :
Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental qui affecte principalement les enfants, bien qu'il puisse persister à l'âge adulte. Il est caractérisé par des difficultés persistantes dans trois domaines principaux : l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité.
Voici une définition plus détaillée :
1. Inattention : les enfants atteints de TDAH ont souvent du mal à maintenir leur attention sur des tâches ou des activités spécifiques. Ils peuvent sembler distraits, oublier facilement des instructions, et avoir des difficultés à suivre des conversations ou des consignes. Ils peuvent également éviter les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu.
2. Hyperactivité : les enfants hyperactifs ont une activité motrice excessive et peuvent avoir du mal à rester assis ou à se tenir tranquilles dans des situations où cela est attendu, comme en classe. Ils peuvent se tortiller, courir ou grimper de manière inappropriée.
3. Impulsivité : l'impulsivité se manifeste par des comportements précipités sans réfléchir aux conséquences. Les enfants peuvent interrompre les autres, parler hors de propos, ou agir sans attendre leur tour.
Pour qu'un diagnostic de TDAH soit posé, ces symptômes doivent être présents dans plusieurs contextes (par exemple, à la maison et à l'école) et doivent avoir un impact significatif sur le fonctionnement quotidien de l'enfant. Les symptômes doivent également être présents avant l'âge de 12 ans et persister pendant au moins six mois.
Le TDAH est souvent diagnostiqué à l'aide d'évaluations cliniques, d'entretiens avec les parents et les enseignants, et parfois de tests psychologiques. Le traitement peut inclure une combinaison de thérapies comportementales, de modifications de l'environnement, et parfois de médicaments pour aider à gérer les symptômes.
Le Dr AMIEL, psychiatre sur le centre médical de l'étang de l'or de Mauguio, accueille les enfants de 6 à 16 ans pour établir un diagnostic en utilisant des outils standardisés pour l'évaluation (K-SADS) et le suivi des symptômes.
En approche complémentaire, à travers les techniques de respiration, visualisation par imagerie mentale, l'approche psychocorporelles, la sophrologie permet de :
Les Thérapies Comportementales Cognitves et Emotionnelles (TCCE), en travaillant sur la restructuration cognitive et l'affirmation de soi permettent :
La musicothérapie peut être une approche complémentaire efficace pour aider les personnes atteintes de TDAH en utilisant l'expression corporelle, vocale, à travers de petits instruments rythmiques et mélodiques.
Les bénéfices :
1. Amélioration de l'attention et de la concentration : les rythmes structurés, aident à focaliser l'esprit et à réduire les distractions
2. Réduction du stress et de l'anxiété en améliorant l'humeur, en augmentant les niveaux de dopamine dans le cerveau
3. Régulation émotionnelle et réduction de l'impulsivité par un moyen d'expression non verbal
4. Développement des compétences sociales et favoriser l'interaction avec les autres pour s'intégrer
5. Amélioration des fonctions cognitives, y compris la mémoire, les capacités d'apprentissage, la coordination motrice et la planification.
6. Augmentation de la confiance en soi : réussir dans des activités musicales peut renforcer la confiance en soi et l'estime de soi, ce qui est crucial pour les personnes atteintes de TDAH qui peuvent souvent rencontrer des défis dans d'autres domaines de leur vie.
la thérapie neuroacoustique offre une approche non invasive et complémentaire pour gérer les symptômes du TDAH en ciblant les fonctions cérébrales sous-jacentes impliquées dans l'attention, la régulation émotionnelle et le comportement.
Elle permet :
Ces techniques de thérapies brèves s'intègrent dans un plan de traitement global, en compléement des interventions médicamenteuses et sur la prescption du médecin référent.